Du nouveau sur la Révolution française. Et si la terreur était un mythe ?

Conférence d’Histoire à l’amphithéâtre 2 de l’IUT d’Alençon, jeudi 12 mars à 14 h 30 sur la révolution française et cet épisode historique appelé « La Terreur ».

Depuis deux siècles, la cause semblait entendue : la phrase prononcée par Bertrand Barrère devant la Convention le 5 septembre 1793, « La terreur est à l’ordre du jour », marquait l’entrée de la Révolution française dans un « système de terreur ». Ennemis ou défenseurs de la révolution, les historiens acceptaient cette thèse, les uns pour condamner ce « système», les autres pour le justifier au nom des « circonstances exceptionnelles» auxquelles la Convention devait faire face.

Cette thèse qui semblait faire consensus est aujourd’hui remise en cause par certains historiens (voir ci-joint les ouvrages de référence). Jean-Clément Martin, l’un des spécialistes les plus en vue de cette période, n’hésite pas à écrire : «Il faut résister à penser que la Terreur a bien eu une réalité politique, qu’elle fut un régime, un moment précis ou une doctrine, quand elle ne fut que cette invention audacieuse et scandaleuse de Tallien, qu’il faut continuer à détricoter».

Qu’en est-il réellement ? Comment ce « mythe », forgé au lendemain de Thermidor, par l’ultra-terroriste repenti Jean-Lambert Tallien a-t-il pu se perpétuer jusqu’à nous ? Comment les historiens se sont-ils laissé abuser ? Quel a été, subsidiairement, le rôle de la littérature, du cinéma et de certains philosophes ?

Pour tenter de répondre à ces questions, nous reviendrons sur le contexte historique de la naissance du « mythe », sur deux siècles d’historiographie et nous présenterons un état des avancées historiographiques des dix dernières années. Ces réflexions nous renverront plus généralement à la question de l’écriture de l’histoire.

Par monsieur Rémy Janneau

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