Conférence UIA : Histoire des mouvements migratoires

L’Université Inter-Âges vous propose une conférence sur l’histoire des mouvements migratoires dans l’amphithéâtre 1 de l’IUT d’Alençon jeudi 16 janvier à 14 h 30. Cette conférence, comme toutes celles de l’UIA, sont gratuites et ouvertes aux étudiants et étudiantes.

Au XXe siècle, le Moyen-Orient a été le plus important espace émetteur de populations diasporées. Et il demeure celui de dramatiques exils de masse. Car c’est bien là, entre mer Noire et mer Rouge et entre Méditerranée et Afghanistan, que les réfugiés et les déplacés restent les plus nombreux au monde, malgré la vague montante des flux de réfugiés et de déplacés de l’Afrique sub-saharienne.

Nous nous interrogerons sur les causes de cette situation, avant de rester un long moment avec les réfugiés palestiniens, qui sont bien davantage des exilés et des réfugiés que des diasporés, comme on le dit parfois. Ils sont comme le « négatif » de la fin de la diaspora juive évoquée précédemment. L’installation définitive et incontestable de millions de Juifs en Palestine s’est traduite par l’exil de tout un peuple qui a été spolié définitivement de sa terre puis accueilli par force et enfin instrumentalisé par les pays voisins de la Palestine.

Puis nous évoquerons les autre situations dramatiques des exilés et réfugiés du Moyen-Orient : ce sont les réfugiés irakiens et afghans, peu médiatisés actuellement, et les réfugiés syriens dont on a beaucoup parlé depuis 2014-2015. Derniers venus dans la longue liste des réfugiés du Moyen-Orient, des millions de Yéménites sont chassés par la guerre depuis cinq ans et connaissent l’exil, les épidémies et la famine.

Enfin, nous parlerons d’un phénomène migratoire radicalement différent : l’importation, par les pays du Golfe persique, de dizaines de millions de travailleurs pauvres, de moins en moins arabes et de plus en plus venus d’Asie du Sud. En effet depuis une trentaine d’années, les pays de la péninsule arabique font venir d’Asie la majorité de leurs travailleurs pauvres et veillent minutieusement à ce qu’ils ne s’intègrent pas.

Par monsieur Gérard Millon

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